Écologie intégrale : Atelier N°2 – 30 juin 2021

Les entretiens menés par les différents membres du groupe – et partagés en début d’atelier – ont permis de tirer des fruits aussi riches que variés venant nourrir nos réflexions mutuelles. Plusieurs sujets ont pu être abordés à l’occasion de ces échanges : la question du télétravail, révélant notamment l’importance de l’élaboration d’un cadre pour structurer cette activité ; le sujet de la stratégie numérique mise en place par une institution, soulevant l’importance de la nécessaire prise en compte des besoins réels des utilisateurs ; la passionnante découverte des 4 régimes attentionnels (l’immersion, la projection, la fidélisation et l’alerte), invitant notamment à considérer le numérique comme un moyen au service d’une meilleure prise en compte des régimes des individus (et à creuser davantage ce nouveau paradigme) ; ou encore la question de l’obsolescence.

La deuxième partie de l’atelier fut consacrée à la formulation de principes directeurs et au partage de solutions ou pistes d’actions qui permettraient de répondre à ces différents points. Tout d’abord, autour de la nécessité de faire des choix numériques collectifs, qui prennent en compte l’expérience et les besoins de toutes les parties prenantes du Collège des Bernardins (salariés, bénévoles, étudiants, visiteurs, prestataires…) : Comment s’assurer de l’adhésion de la communauté aux outils numériques ? Comment veiller à ce que les initiatives numériques répondent à des besoins précis ? Plusieurs pistes d’actions ont été formulés : établir des critères permettant de valider la pertinence des outils numériques utilisés en interne, mettre en place un processus de validation des outils numériques… La sensibilisation aux enjeux sociaux et environnementaux du numérique et la formation de l’ensemble des parties prenantes a générée la proposition de plusieurs pistes d’actions : mise en place de formations (ateliers, conférences etc.), instauration de binômes ou système de parrainages, propositions d’outils (application, indicateurs…) favorisant l’éveil des consciences autour de la production de déchets, rédaction d’un document sur les bonnes pratiques numériques… Les imaginaires et discours véhiculés par le Collège autour des usages numériques est un thème qui nécessite encore d’être creusé davantage : qu’est ce que serait le « numérique écologique », un numérique non énergivore, ergonomique, pérenne ? Autour du thème de la qualité de vie au travail (et par extension du télétravail), plusieurs points ont été abordés, comme le respect des données personnelles ou la gestion du travail à distance. Autour de la réduction de l’impact environnemental du matériel informatique et des services numériques, deux points ont été particulièrement soulevés : la question de la gestion des données sur les serveurs, cloud etc., avec la proposition de plusieurs pistes d’actions (mise en place d’un règlement d’archivage des données, instauration de durées de vie limitées des données…) ; et la question de l’éco-conception. Enfin, la conception de services accessibles (à tous types d’équipements / pour toutes les conditions d’accès à internet) a principalement fait émerger les sujets de l’accessibilité (comment s’assurer que les outils strictement nécessaires à l’utilisation des services du Collège soient accessibles pour tous), de la traduction des contenus du Collège en anglais et de la notion d’ouverture (notion de communauté ouverte et inclusive). L’ensemble de ces principes directeurs et pistes d’actions vont être creusés en petit groupe afin d’approfondir et préciser ces différents points.