Inclusions : Atelier N°2 – 1er juillet 2021

Notre premier atelier s’était terminé sur quelques ébauches de problématique. D’un côté, il était question de l’usage fraternel du numérique. De l’autre, de son utilisation pour inclure de nouveaux publics. Ces problématiques oscillent entre deux pôles : l’inclusion au numérique et l’inclusion par le numérique.

L’inclusion au numérique manifeste que nous n’avons pas tous la même habilité vis-à-vis des outils digitaux. Le Collège des Bernardins a décidé de réfléchir à leur usage parce qu’ils occupent maintenant une place si importance qu’il semble difficile de les ignorer. Mais certaines personnes sont à distance de ces outils. Leur utilisation est-elle alors la meilleure façon pour les atteindre ? Un effort particulier doit être fait pour inclure ces personnes qui sont loin du numérique, pour que l’utilisation de ces nouveaux outils ne les coupe pas des activités du Collège.

L’inclusion par le numérique nous conduit à réfléchir aux publics que nous pourrions inclure, aux personnes que ce numérique permettrait de mobiliser. Les propositions fusent : chrétiens assoupis, nouveaux baptisés, personnes handicapées, personnes éloignées géographiquement, pauvres et personnes précaires, cadres du public et du privé, hommes et femmes d’autres religions. Cela fait beaucoup de monde, beaucoup de publics très différents !

L’atelier se poursuit par une mise en commun des entretiens que les uns et les autres ont pu mener. Ils soulèvent la question du ciblage et de l’adaptation du produit aux cibles identifiées. Comment intégrer la diversité des publics du Collège ? Y a-t-il un public qui refuserait le numérique ? On évoque aussi la question du rapport au temps. Le Collège des Bernardins pourrait-il tirer profit du numérique pour s’adapter aux rythmes de ses publics (il y a ceux qui ont un agenda très chargé, ceux pour qui la régularité hebdomadaire compte plus que tout, etc) ?

Enfin, nous prenons un temps pour proposer des pistes d’action en réponse aux questions soulevées par cet atelier et par le précédent. Certaines visent la valorisation du contenu déjà produit par le Collège (organisation sur le site internet par thèmes, newsletters elles aussi thématiques …). D’autres s’intéressent aux choix des outils numériques et à la formation de ceux qui doivent les utiliser. Il est aussi question de la production du contenu (encourager tous les diverses activités du Collège à produire des éléments de communication, …) et de ses limites (faut-il tout diffuser sous forme numérique ?), des cours (associer le lien virtuel et le lien physique), de la communication interne, etc.

Le temps ne nous a pas permis d’aller plus loin dans ce travail. Nous aurons à l’approfondir lors de notre prochaine et dernière rencontre, en étant toujours plus attentifs à aller aussi loin que possible dans les périphéries.

Laisser un commentaire